Ecran noir, tapis blanc de charbon.
Un manège qui fond, un flocon pris au piège
D'un solfège foncé du nacré d'un cortège...
Tapis noir maculé, écran blanc !
Caresses du plumier d'un vieillard solitaire
Sur les monts aurifères de sa toile de chair.
Gémissements hurlés des bribes de poussière
Empoisonnant l'enfer cravaché de lumière.
Le pinceau englué d'un visqueux goût d'éther
Embaume le mystère d'un parfum somptuaire.
Les huiles encrassées par les crachats amers
D'élégantes vipères grignotent l'atmosphère.
Sous les doigts émaciés du vieillard solitaire
Tel l'éclat d'un geyser, la magie obtempère !
D'épineuses giclées chavirent dans les airs
Sous les coups mortifaires de brisures stellaires.
Ecrin blanc, ruban noir enneigé.
Un nappage envoûté envolé de sa cage,
D'un glaçage trempé du grisé d'un alliage...
Tapis blanc calciné, encre noire !
Par Delphine
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Publié dans : au-fil-de-ma-plume
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