A mon frère et sa lettre déchirée
Une lune d'argent éclabousse l'azur
Elle saupoudre de glace l'onde pure
A travers la fenêtre, elle déverse ses pleurs
Chatoyante étincelle qui se meure
Une flamme soyeuse d'un brin rosé timide
Laisse couler son âme dans le vide
Quelques gouttes qui tâchent et qui suivent le fil
Des vagues aux reflets d'huiles immobiles
Une plume audacieuse semble écorcher son coeur
Sur le papier froissé, elle demeure
Elle arrache en lambeaux d'ensanglantes blessures
Qui s'écoulent et s'écroulent en peinture
Une larme éclatante éclabousse ses cils
A travers le silence, elle défile
Elle transperce sa peau d'un goût âcre et acide
Chatoyante cisaille translucide
Sous le poids du supplice, le vent hurle sa peine
Quelques ondes électriques se déchaînent
L'atmosphère se charge de silhouettes encrées
Qui ne sont que morceaux émiettés
D'une lettre d'amour déchirée...
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